Turin – La Mole Antonelliana – Musée du cinéma

Turin –  La Mole Antonelliana – Musée du cinéma

 

Introduction :

Ayant achevé le visite du Palais Madame, je prends la direction du plus haut bâtiment en maçonnerie de la ville : La Mole.

 

Localisation  de la Mole :

 

 

La Mole est aisément visible et facilement reconnaissable même de loin. je ne le savais pas, mais en arrivant sur place, je découvris avec plaisir que ce bâtiment historique de la ville fait également office de Musée du Cinéma dont le site internet a la particularité de proposer plusieurs langues.

 

Turin - La Mole Antonelliana - Musée du cinéma - Vue de la rue

 

 

D’avance, je suis désolé pour la qualité des photos. Avec la météo extrêmement nuageuse, et la luminosité faible de l’endroit, le tout fait que les photos sont sombres. Mais enfin le lieux mérite vraiment un article alors je vous présente ce que j’ai de mieux. Comme ici, une vue de la Mole prise de l’Eglise du Mont des Capucins. Vous pouvez donc voir par vous même comme l’édifice ce détache avec aisance du reste des immeubles de la ville.

 

Turin - La Mole Antonelliana - Musée du cinéma - Vue du Mont des Capucins

 

 

Histoire de la Mole :

L’histoire de ce lieu est à l’origine religieuse, voyons cela plus précisément.
En 1848, la communauté israélite établie à Turin obtient la liberté de culte concédées aux religions non catholiques ainsi que ses droits civiques. Afin de marquer le coup, la décision est prise de faire construire dans le centre ville de Turin, qui est alors la capitale du nouvel État Italien, un temple monumental avec une école Juive en annexe.
En 1863, la réalisation du projet est confiée à l’architecte piémontais Alessandro Antonelli (1798-1888) qui remporta pour se faire un concours organisé par la communauté. Initialement, l’édifice prévu a une hauteur fixée à 47 mètres. Cependant l’architecte apporte quelques modification ce qui a pour effet l’augmentation des délais et des coûts de construction. Le projet d’Antonelli prévoit d’augmenter la hauteur de la coupole, portant la hauteur totale du temple à 113,57 mètres, ce qui est considérable pour un ouvrage en maçonnerie.
En 1869, la communauté hébraïque décide alors de suspendre les travaux en faisant poser un toit provisoire.
En 1873, la ville de Turin offre un nouveau terrain à la communauté Israélite, sur lequel sera construite la synagogue actuelle.
En 1877, la ville de Turin se porte acquéreur de la Mole, dont les travaux sont arrêtés, et relance le chantier en acceptant les modifications d’Antonelli.
En 1878, à la mort du roi Victor-Emmanuel II, le bâtiment est dédié à sa mémoire et abritera le Musée du Risorgimento.
De 1878 jusqu’à sa mort en 1888, Antonelli reprend le chantier. Avec le soutiens de la ville, il apporte alors une série de nouvelles modifications en cours de travaux qui portent la hauteur totale à 146 m, puis 153 m et finalement à 163,35 mètres, érigeant ainsi la construction en maçonnerie la plus haute d’Europe.
Le 23 février 1887, un tremblement de terre oblige à renforcer la structure.
Le 18 octobre 1888, lorsqu’Antonelli meurt, le monument culmine alors à 153 mètres. Antonelli ne voit pas de son vivant l’achèvement du monument qui est achevé par son fils Costanzo.
Le 10 avril 1889, le monument est enfin inauguré après 26ans de chantier.

 

Turin - La Mole Antonelliana - Musée du cinéma - Vue intérieure basse

 

 

Le 11 août 1904, le génie ailé qui ornait le sommet du monument est abattu par un orage. Il est remplacé par une étoile de près de quatre mètres de diamètre. Il est encore possible de voir le égnie ailé, souvent pris pour un ange, qui est exposé à l’intérieur. Avec Cette nouvelle étoile, le bâtiment atteint alors sa hauteur finale de 167 mètres.
Entre 1905 et 1908, Annibale Rigotti réalise les décorations intérieures.
En 1908, le musée du Risorgimento est ouvert au public.
En 1930, afin de stabiliser le bâtiment qui est très sensible aux tremblements de terre, la structure de la Mole est doublée par un système de poteau-poutre en béton armé. Cela a pour effet de dénaturer sensiblement l’espace intérieur provoquant une impression de claustrophobie, tout à l’opposé de ce qu’avait voulu Antonelli. De nombreuses voix s’élèvent aussi pour critiquer la trop grande rigidité ainsi donnée à la structure, réduisant ses possibilités d’oscillation. Les oscillations avaient pour but de donner une souplesse au bâtiment lors des secousses, une trop grande rigidité pourrait le rendre cassant.
En 1938, le musée du Risorgimento quitte la Mole pour le palais Carignan.
Le 23 mai 1953, un orage d’une rare violence accompagné d’une tornade fait s’écrouler près de 47 mètres de la flèche.
En 1961, la flèche est reconstruite. Cependant, par souci de durabilité, elle ne sera pas refaite en maçonnerie mais sous forme d’une structure métallique revêtue de pierre.
Des années 1960 aux années 1990, la Mole est utilisée comme un « balcon sur la ville », grâce à un ascenseur qui conduit au sommet du dôme, à 70 m du sol, où se trouve un petit belvédère. Il abrite également des expositions temporaires, mais l’intérêt de la commune semble diminuer beaucoup se demandant quel usage on pouvait bien faire de ce monument.

 

Turin - La Mole Antonelliana - Musée du cinéma - Vue intérieure haut

 

 

En 1990, le bâtiment est fermé quelques années pour restructuration. La spectaculaire rénovation réalisée par l’architecte François Confino comprend une rénovation de l’ascenseur qui devient intégralement en verre, réalisant l’ascension en 59 secondes. Il élimine une partie des arcs de soutien en béton et crée une organisation verticale d’un musée sur cinq niveaux unique au monde.
En juillet 2000 est inauguré le musée national du cinéma, créé en 1941, et installé à partir de 1956 dans le palazzo Chiables. Il présente des appareils optiques pré-cinématographiques (lanternes magiques), des pièces provenant du tournage des premiers films italiens et d’autres reliques cinématographiques comme ce très bel Alien.

 

Turin - La Mole Antonelliana - Musée du cinéma - Alien

 

 

Ma visite de la Mole :

J’ai trouvé ce bâtiment exceptionnel dans le sens que l’espace intérieur est totalement vide et offre donc un volume très généreux.
Au grès des salles que l’on traverse, on découvre l’histoire du cinéma et même de l’avant cinéma avec les jeux d’ombres chinoises, d’illusions d’optiques, de jeux de réflexions dans les miroirs. C’est à la fois culturel et ludique, ce qui peut donc plaire même aux enfants.
La salle centrale est majestueuse et est en fait une salle de cinéma dont les sièges font rêver… Installation semi couchée avec les enceintes stéréos dans l’appui tête.
La fameuse organisation verticale en 5 niveaux est effectivement très originale, il s’agit d’une terrasse intérieure en spirale suivant la courbe naturelle du Dôme.

 

Turin - La Mole Antonelliana - Musée du cinéma - Séquenceur

 

 

Mais le plus impressionnant, le plus sensationnel, reste sans aucun doute l’ascenseur tout en verre. Sol, plafond et mur sont transparent, et celui-ci s’élève au centre même du dôme, nous permettant d’être entouré de ce grand espace vide et de profiter d’une vue panoramique du musée du cinéma.
Cette montée en douceur, rapide et silencieuse est magique. Elle donne l’impression de s’élever en flottant
Cela nous permet d’accéder au belvédère appelé « Tempietto », ou encore « le balcon de Turin ». Il s’agit d’une terrasse qui fait le tour du sommet du dôme, à la base de la flèche. La Mole étant le bâtiment le plus haut de la ville, il nous offre une vue complète sur l’ensemble de la ville. Evidemment, dans la brume ça ne rend pas vraiment hommage…
J’ai pus prendre en photo les deux visites que nous allions faire ensuite : L’Eglise Gran Madre di Dio ( au milieu à gauche) et l’Eglise Santa Maria del Monte dei Cappuccini ( en haut à droite).
Vous pouvez voir une grande place en bas à droite. Il s’agit de la Piazza Vittorio Veneto, l’une des plus grandes places d’Europe avec ses 31 000m².

 

Turin - La Mole Antonelliana - Musée du cinéma - Vue du belvédère

 

 

Ma conclusion sur la Mole :

Visiter la Mole est une obligation. Son Musée du Cinéma est intéressant, mais il est surtout impensable de passer à côté de l’ascenseur en verre qui vous monte à une vue imprenable sur la vieille ville de Turin.
Comptez 2h pour le visiter complètement, et à la sortie vous aurez droit à un gros magasin de souvenirs ( quelle surprise) très orienté cinéma ( les bras m’en tombent).