L’Institut Océanographique de Monaco

L’Institut Océanographique de Monaco

 

Introduction :

Monaco, son Rocher, ses splendeurs… Arpentant sa vieille ville, après la visite de la Cathédrale, je suis allé visiter le Musée Océanographique dont le site officiel est particulièrement bien documenté, parlant des expositions en cours et à venir, ainsi que des activités qui sont mises en places lors des périodes de vacances scolaires entre autres.
Chose remarquable, la page facebook du Musée Océanographique est une mine de renseignements car on peut y trouver des photos et des informations d’époque, simplement en suivant la frise chronologique de la page de profil.
Le musée compte 6000 espèces marines et croyez moi j’en ai photographié beaucoup… J’ai donc fait une sélection drastique pour vous faire une présentation globale.

 

Localisation de l’Institut Océanographique de Monaco :

 

 

Histoire de l’Institut Océanographique de Monaco :

Commençons donc, oh surprise, par un historique de cet Institut :
En 1898 les fondations sont creusées à flanc de falaise.
Le 25 Avril 1899 une cérémonie est faite pour la pose symbolique de la première pierre.
En 1900 une partie est ouverte et son 1er directeur est nommé.
En 1906 un nom est donné à l’ouvrage : « L’Institut Océanographique, Fondation Albert 1er Prince de Monaco ».
Le 29 Mars 1910 le Musée est inauguré officiellement et surnommé le Temple de la Mer. Y est exposé par le Prince Albert 1er l’ensemble des spécimens issus de ses campagnes, les tableaux et dessins, ainsi que des objets d’art liés à la mer.
A partir de 1925, ce chevron de l’univers Océanographique qu’est ce Musée, est le premier au monde a développer des aquariums contenant des paysages sous-marin où les animaux sont présentés dans un cadre aussi proche que possible des milieux naturels.
De 1957 à 1988, le fameux commandant Cousteau sera nommé directeur du Musée (il est le 3ème en titre).
En 1989, l’une des premières fermes à corail du monde est créée afin de développer la mission de protection et de sauvegarde du patrimoine marin que le Musée se donne.
Chaque année l’équipe composée de professionnels et de bénévoles continue à proposer des évènements aux petits et grands.

 

Musée Océanographique - Façade

 

 

Architecture de l’Institut Océanographique de Monaco :

L’architecture du Musée est impressionnante. En sortant du parking, nous étions côté mer, au dos du musée. Normalement, on s’accorde à penser que les efforts se concentrent sur la façade d’un bâtiment, qu’elle ne fut pas ma surprise de découvrir un ouvrage magnifique même vue de dos!
Pour citer le Prince Albert 1er lors de son discours d’inauguration : « Ici, messieurs, vous le voyez, la terre monégasque a fait surgir un temple fier et inviolable dédié à la divinité nouvelle qui règne sur les intelligences ».
Le Prince était un marin, et les marins voient les terres par la mer. Quoi de plus normal, finalement, qu’il fasse le côté mer tout aussi impressionnant?
Côté mer, l’édifice atteint une hauteur de 85m et il fait une longueur de 100m. Il compte 5 niveaux avec des salles aux proportions plus que généreuses puisque c’est en tout 6000m² d’exposition qui sont ouverts au public.

 

Musée Océanographique - Côté mer

 

 

Ma visite de l’Institut Océanographique de Monaco :

L’un des aménagements s’appelle le Lagon au Requin.
Il s’agit d’un immense aquarium dans lequel un lagon a été recréé et l’on peut voir tout un écosystème incluant plusieurs espèces de requins, évoluer ensemble. Les lumières sont superbes et les poissons nombreux et variés. Des bancs sont stratégiquement placés et donnent l’envie irrésistible de s’assoir pour s’adonner à de la contemplation pure et simple de cet univers aquatique fidèlement reconstitué.

 

Musée Océanographique - Lagon des requins

 

 

La Salle des Mers Tropicales présente plusieurs dizaines d’aquariums contenant chacun une ou plusieurs espèces typiques, aussi bien au niveau de la faune que de la flore sous-marine. On peut y admirer des espèces d’anémones phosphorescentes et une quantité vertigineuse de poissons des mers tropicales et des lagons. J’en ai d’ailleurs reconnu certain que je connaissais pour les avoir croisé à la Réunion lors des mes petites escapades snorkelling.

 

Musée Océanographique - Anémone

 

 

Dans la Salle des Mers Tropicales, on croise variétés de poissons multicolores, tueurs ou inoffensifs, avec des nageoires, des ailes, et même des pattes!
Les scientifiques biologistes ont posés pour base que la vie est d’origine océanique, et bien face à ces espèces qui semblent sorties tout droit de films de science fiction, je veux bien le croire.
Voir des poissons volants qui agitent leur ailes après avoir sautés hors de l’eau, observer un poisson se poser au fond du sable et déplier ces pattes pour marcher tranquillement en aspirant goulument les petites choses comestibles qui se déposent, essayer de comprendre comme celui-ci peut avoir les deux yeux du même côté de tête, chercher celui-la qui se cache dans les bras venimeux d’une anémone, compter le nombre d’hippocampes accrochés à une branche et se laissant bercer par le flux de l’eau, observer les dards mortels des poissons pierre… C’est ainsi que l’on redevient un enfant, émerveillé par la nature, béat devant tant de beauté.
Des hommes vouent leur vie à l’Océan, ce Musée m’aide à comprendre le plaisir qui les anime.

 

Musée Océanographique - Poisson

 

 

Le toit du musée est une immense terrasse offrant une vue panoramique sur la ville de Monaco et les environs. Lors des vacances scolaires de nombreuses activités ludiques, souvent pour les enfants, sont misent en place. Vous y croiserez sans aucun doute quelques mouettes peu farouches ouvrant grand leur bec dans l’espoir innocent que vous y déposiez un poisson (il y a-t-il vraiment des gens qui le font? Car elles sont vraiment demandeuses!).

 

Musée Océanographique - Terrasse

 

 

La Salle Albert 1er présente des collections historiques d’objets et d’œuvres d’art créés à partir d’éléments de la mer. Coquillages, coraux, perles, nacre ou squelettes de crustacés, tout est utilisé afin de confectionner des décors marins, des personnes, des fleurs et autres objets qui sont autant de témoignages de l’importance culturelle de la mer dans le passé.
Dans cette salle, on trouve également une reconstitution de la cabine  d’observation scientifique du navire du Prince, ainsi que tout un ensemble de documents d’époque sur lesquels étaient archivées les observations effectuées sur les espèces rencontrées et pêchées. Il est également possible de voir des photos d’époque, prisent en 3 dimensions, dans des boites en bois. Des photos 3D d’un siècle… Ça laisse songeur quand aux discours marketing des sociétés pour vendre de la technologie 3D. « L’innovation est notre métier » haha, peut-être est-il temps d’en changer alors?

 

Musée Océanographique - Cabine

 

 

Vient ensuite la Salle de la Baleine. Elle contient tout un assortiment de squelettes parfaitement préservés et mis en scène sur des présentoirs ou suspendus au plafond. La pièce maitresse est un rorqual de 18m de long pesant 2,8 tonnes et semblant flotter au milieu de l’espace. Il y a treize squelettes en tout, et la pièce est si grande que cela ne remarque même pas.

 

Musée Océanographique - Salle de la Baleine

 

 

Vient ensuite l’Océanomania. Il s’agit d’un cabinet de curiosités installé en tant qu’exposition temporaire en 2011. Mais devant le succès fort compréhensible d’un tel ensemble qui est la plus importante collection d’objets historiques du monde marin, il a été décidé de la rendre permanente ce qui, je ne vous le cache pas, me parait une très bonne idée tellement cette collection est magnifique et riche en histoire.
A gauche la Nature, à droite l’Homme voulant évoluer dans cet univers. Les pièces présentées sont des trésors du patrimoine mondial. Entre l’ours polaire naturalisé, et le premier scaphandre de plongé, c’est une quantité prodigieuse d’éléments uniques et parfaitement conservés qui est offerte à notre regard.

 

Musée Océanographique - Océanomania

 

 

Ce Temple de la Mer, ce témoignage unique et sans équivalent sur le monde marin et l’histoire de son exploration, c’est à la passion et à l’initiative du Prince Albert 1er que l’humanité le doit.
Dans le Salon d’Honneur se trouve sa statue. On n’y voit pas la stature d’un Prince qui, comme souvent dans l’histoire, aime se montrer en tenu de parade avec un regard dominateur et la main au fourreau. Non, c’est la stature d’un homme, amoureux des sciences et passionné par la mer, le regard curieux vers le lointain, ses jumelles à la main, appuyé sur le bastingage de son bateau que l’on imagine voguant dans l’une des 28 campagnes scientifiques qu’il finança et mena.

 

Musée Océanographique - Prince Albert 1er

 

 

Ma conclusion sur l’Institut Océanographique de Monaco :

C’est donc sans surprise que je vous fais l’aveu d’avoir adoré ce Musée. Nous l’avons en plus visité en semaine, en dehors des vacances scolaires, il n’y avait qu’un autre couple avec nous. Autant dire que le musée était à nous, les salles vides et silencieuses, mais emplies de richesses et d’Histoire.
Ce Musée Océanographique est une visite incontournable.